Nouvelles et Blogue

19 juin, conférence de presse – Miradors

19 juin. Conférence de presse à 11h, Îlot des Palais. Miradors se déploiera tout bientôt dans leur lieu. Inspirée par l’oeuvre qui naît et les artistes qui contribuent à sa naissance, j’écris, afin de partager à ceux qui voudront bien recevoir.

Je commencerais en signifiant qu’il n’y a rien de fixe dans le temps. Tout a cette potentialité de disparaitre et émerger – autant sur le plan physique que chimique que sur le plan mémoriel et émotif. Le projet Miradors – constitué d’une équipe composée de six danseurs professionnels en danse contemporaine, d’un musicien professionnel de musique électronique, de deux co-idéateurs issus de deux domaines complémentaires (les arts visuels et la danse), de la Société du patrimoine urbain de Québec, de la Maison pour la danse et notre bailleur de fonds principal (la Ville de Québec via l’Entente issue entre la Ville de Québec et le Ministère de la culture et des communications) – a pour intention principale de faire émerger la mémoire d’un lieu à travers son patrimoine et l’expression artistique dans sa plus simple expression humaine et culturelle, le mouvement. Puisque le patrimoine – selon l’étymologie du mot – consiste en une trace, un objet ou fait à préserver, valoriser et léguer aux prochaines générations, les arts visuels participent à son actualisation, puisque l’expression artistique tangible devient un vecteur d’appropriation et d’association citoyenne qui s’inscrit dans le moment présent, plutôt que le passé. L’artiste qui participe à la co-construction de l’œuvre performative pluridisciplinaire autant que les citoyens (le public) sont témoins de l’édification de fondations construites à partir d’anciennes (notre patrimoine bâti) et, donc, de son déploiement et son animation par l’occupation humaine à travers l’art.

Le processus de création a débuté le 11 juin 2018, à la Maison pour la danse, lors d’une résidence de création de cinq jours consécutifs, afin d’offrir un temps aux artistes de se rencontrer, développer une synergie communautaire et artistique permettant au mouvement d’émerger d’états communs, sentis et intègres. Cette occasion a été donnée aux co-idéateurs, au compositeur musical et six créateurs de mouvements de se perdre dans les abysses de la mémoire personnelle et collective, afin de puiser au sein même de leur patrimoine qui s’inscrit dans leurs gènes et mémoires affective, kinesthésique et intellectuelle. Pour ce faire, ils ont apporté un objet souvenir, quelque chose de tangible, qu’ils apporteraient avec eux, ici maintenant, s’il fallait quitter ce lieu pour ne plus y revenir. La prochaine étape consistera donc à investir le site de l’îlot des Palais, afin de ressentir les échos de mémoires citoyennes d’un lieu ayant été habité/visité depuis la colonisation et bien avant cela par les Premières Nations.

De quelle façon vivre un lieu, c’est-à-dire de s’imprégner de son histoire, afin de s’en nourrir et l’interpréter sur le plan artistique? La résidence de création sur le site extérieur de l’Îlot des Palais deviendra un laboratoire d’expérimentation et création in situ, afin de permettre à une collectivité, un groupe d’artistes, de s’approprier un lieu en se connectant à la terre, à ces différentes couches géologiques sous leurs pieds contenant les mémoires de ceux qui n’existent plus, plutôt incarnés à travers la matérialité (l’urbanité et le patrimoine) et la nature préservée, survivante.

Le plaisir du partage avec le public – à travers nos plateformes web ou in situ – sera de transmettre l’expérience des artistes aux citoyens, aux témoins directs ou indirects. Le public est convié à vivre cette transformation affective et cette construction de l’œuvre au jour le jour en venant faire un tour – jeter un bref regard ou qui s’attarde – durant nos heures de répétition qui seront de 13h à 17h, entre le 26 juin et 3 juillet 2018 (congé le 1er juillet), puis du 6 au 8 septembre 2018. Le 3 juillet et 8 septembre 2018 seront nos deux journées phares, nos journées synthèse et de partage réciproque avec le public. Puisque le projet est en constante mouvance (il grandit), nous vous convions à consulter notre blogue miradorsduboisduong.tumblr.com, notre page Facebook à MiradorsDuBoisDuong (en plus de celles de la Maison pour la danse et l’Îlot des Palais) et le site web de lÎlot des Palais, afin d’assister à la gestation de ce projet – dans une perspective plus intimiste et d’arrière-coulisses – en plus d’être tenus informés des activités et des changements.

Je terminerais en nommant les artistes et collaborateurs participants à l’élaboration de l’œuvre performative: André Du Bois (co-idéateur et artiste visuel); Pascal Asselin alias Millimetrik (artiste de musique); Jean-François Duke, Amélie Gagnon, Annie Gagnon, Sonia Montminy, Josiane Bernier, Étienne Lambert (artistes en danse contemporaine); et Marie-Ève Lussier-Lévesque (chargée des communications – présentement étudiante l’Université Laval). Chef d’équipe de bénévoles: Geneviève Breton; et responsable de la technique: Mathieu Dompierre.

Miradors: Chapitre 1, jour 1

6h57. Chapitre 1, premier jour d’une résidence de création à la Maison pour la danse pour le projet Miradors. 6 danseurs, 1 musicien, 2 co-ideateurs, 1 chargée aux comm, la Société du patrimoine urbain de Québec, la Maison pour la danse et une quantité de personnes qui laisseront une trace par leur seule présence. Ma petite table à thé et café est prête. Assise par terre, mes mains s’agittent, car j’ai cette envie de partager à l’Univers cette joie de vivre cet instant – le calme matinal d’un studio avec cette anticipation qu’il sera rempli de bonheur à l’arrivée des artistes que j’attend….patiemment. Bon matin!

Miradors: chapitre 1, jour 2

Miradors, chapitre 1, jour 2. Pourquoi donc créer? Le temps est insaisissable. L’état, oui! Se connecter à soi, de manière consciente ou non, devient un levier à la créativité, à ce qui nous habite, à ce que l’on vit, là tout de suite! Ta profession? On s’en fou! Les actions, entre autres de notre train train quotidien, sont motivées (oui, je le sens, car elles se renouvellent) par des forces ext., humaines/industrielles/naturelles/spirituelles, pour lesquelles nous n’agissons pas toujours, plutôt subissons, ressentons et partageons. C’est pourquoi nous créons, afin d’avoir l’impression de saisir l’instant – laisser une trace, éphémère ou non – pour ne pas oublier et tendre – toujours plus – vers un état de plénitude.
6h25. En marchant vers la Maison pour la danse, le Soleil m’a imprégné d’une chaleur au cœur qui fait sens, dans cet instant. Je dédierai cette journée de création à l’amitié: celle qui se crée dans l’instant; celle qui s’efface sans s’en rendre compte; celle que nous avons l’impression de retrouver; celle qui te saisi par le corps; celle d’une autre vie; celle qui devient amour; celle qui meurt; et celle…qui reste.
Pour suivre l’équipe, un jour à la fois, comme une douceur au coeur, je vous convie à “liker” notre – nouvelle – Page Facebook: Miradors – Collectif Du Bois Duong

Festival Accès Asie: Triangle Courbé et Noirceur Solitaire

Ma rencontre artistique avec Sato Matsui n’a pu avoir lieu, afin de forger l’oeuvre Au confluent de deux rivières/When Two Rivers Meet que je devais présenter au Festival Accès Asie; deux rivières poursuivant leurs sillons respectifs…une rencontre peut-être ultérieure..je l’espère. Seule en studio, Noirceur solitaire, performance dansée mettant en scène un appareil à diapositive et un banc, s’est alors construit (à partir de germes créatives avant pris racines sous forme d’un solo et présenté lors de La petite scène, une co-direction artistique par Caroline Simonis et Jean-Francois Duke, sur le thème de la Mémoire Collective au printemps 2017).

Deux lumières humaines sont venues à ma rencontre en l’espace d’une semaine, Pascal L. Asselin (musicien) et Marie-Chantale Béland (oeil extérieur), afin de co-construire l’univers dans les espaces studios de la Maison pour la danse de Québec, avec leur soutien. Ce qui a été présenté à mon grand bonheur hier soir: un 16 minutes de dialogue corps-musique avec Pascal L. Asselin, alias Millimetrik, dans le cadre d’une soirée partagée avec Kim-Sanh Châu et Charo Foo Tai Wei lors du Festival Accès Asie….devant une salle comble d’individus attentifs, à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal. J’ai eu de grands vertiges, mais surtout des moments extraordinaires, parfois un petit rien du tout (un regard réciproque avec un spectateur reconnaissant, touché, ému…heureux) avec des êtres magnifiques. Je dois le dire, à l’issu des évènements, le Festival Accès Asie m’a offert une opportunité inoubliable de rencontres humaines, des souvenirs qui restent malgré l’éphémérité d’un spectacle. Merci! Avant de terminer, un merci du coeur à des yeux complices, des présences humaines de passage en studio: Lük Fleury, Andrée-Anne Marquis, Valérie Pitre et Audree Foucher. Descriptif de Noirceur Solitaire: Performance combinant la danse contemporaine à la non danse, afin d’évoquer les tensions physiologiques et corporelles, à la fois collectives et individuelles. L’interprète-chorégraphe est accompagnée par de la musique électronique live composée et jouée par l’artiste établi Pascal Asselin, alias Millimetrik. Ce dernier fait une relecture de sa pièce musicale Lumières solitaires, qui disparaissent dans le brouillard tirée de son album Lonely Lights ayant été primé lors des GAMIQ en 2014.

Album Lonely Lights sur Bandcamp

Photos par Vanessa Fortin

L’Alouette en liberté: hommage à la poésie de Félix Leclerc

Explorer, créer, soustraire, ajouter, conserver, superposer, et recycler…. Un plaisir de tous les instants!!!! En exploration au LANTISS, du 21 au 25 mai 2018, avec Alexandre Berthier et Christian Quesnel​ (par Skype; en Allemagne le chanceux!), d’un langage alliant danse, vidéo et dessin pour notre projet l’Alouette en liberté, en hommage à l’imaginaire et poésie de Félix Leclerc! Un projet qui prend définitivement son envol grâce au soutien du CALQ, Première Ovation, LANTISS, Ottawa Dance Directive, Vieux-Théâtre de St-Fabien, en plus de la participation de Lana Morton​ et l’Orchestre Symphonique de Gatineau. Une équipe de feu!!!

Ici Radio-Canada

Corps Gravitaires à La Rotonde

Le temps.
Affluence de mouvements,
Antérieurs, postérieurs.
Le continu se manifeste,
Depuis 400 000 ans…

Spectacle, Corps Gravitaires, présenté les 15, 16* et 17 mars 2017 à 20h, à la salle Multi de Méduse, 591 rue de Saint-Vallier Est à Québec, dans le cadre de la 20e Saison de La Rotonde. (*Note : Discussion prévue avec les artistes.)

Suivez nous sur l’évènement public Facebook, Corps Gravitaires + Beauté Brute, car des fragments de ce qui constitue le cœur du projet vous seront dévoilés au compte-gouttes à partir du 27 février 2017 jusqu’au 17 mars 2017.

Ce trio de danse contemporaine, accompagné d’un musicien, sera présenté en programme double avec Beauté Brute du Collectif La Tresse (Montréal).

Les mille grues

L’invitation vous est lancée, chers danseurs, artistes, étudiants, enfants, adultes, aînés. Vous êtes conviés à une magnifique activité que j’ai réalisé, en collaboration avec des artistes talentueux, qui aura lieu le 1er octobre prochain, dans le cadre des Journées de la culture. En cette occasion, un atelier de création en théâtre d’ombres vous sera proposé (20 minutes), puis suivra une performance de danse contemporaine et théâtre d’ombres (30 minutes). Les participants à l’atelier seront invités à réaliser une courte intervention pendant la performance.

INFOS: 1er octobre 2016, 10h et 14h, hall de la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec. Entrée libre!

https://lc.cx/ooz6

Texte poétique: Haut perchée sur un tamarinier

Haut perchée sur un tamarinier,
La raison m’abandonne,
Le présent est passé,
Le futur oublié.

Nul doute,
Nulle part,
Ailleurs.

Je scrute l’indifférence,
Minuscules pensées affriolantes…
D’égaux,
De peaux,
De maux.

Jaillissent en moi,
Besoins naissants…
De décrier,
De perler,
De récolter.

Germent en moi,
L’incandescence du soi,
L’inimaginable loi,
De la semence.

Écouter son instinct,
Un rythme bien distinct.

Le battement aérien,
Subtile, fébrile,
De croire au lendemain,
De voir l’incertain,
De choisir sa faim.

Affamée, j’avale,
L’écorce des mots,
La chair des maux,
Le silence des hélicos.

Peaux tachées,
De noir,
De rouge.

Peaux lavées,
De blancs.

Jaunissent les fruits.

Juchée sur l’ère du temps,
Éclosion de ramures,
Multitude générationnelle…

Mon grand-père,
Mon père,
Ma guerre.
GD, 22 juillet 2016

Texte poétique: Oublier

Immobile, fébrile,
Je n’attends pas l’heure.

En redingote,
je crayonne.

Pulsion d’évasion,
La tension fait sa chanson.

Je n’écoute que mon cœur,
Qui rêve de couleurs,
de lueurs,
de pleurs.

Les mots s’estompent…

Engourdie,
Je souris.

Oublier l’inachevé,
Car d’un souffle…

J’oublierai.
GD, 1er juillet 2016.

Meilleurs voeux du Temps des Fêtes!

Voilée de lumière,
Je ferme mes yeux.
Empreinte d’amour,
J’écris.
Je laisse défiler les mots…

Toi,
Qui vois de noir, gris ou blanc,
Je te souhaite,
Le souffle de l’instant, le battement émotif et la saveur du plaisir!

Merveilleux Temps des Fêtes à ceux qui, de prêt ou de loin, se sentent interpellés par ces mots.
Geneviève, 23 décembre 2015