Revues de presse

Les prix Québec Dense Danse des Enfants du paradis

Prix Québec Dense Danse – Relève prometteuse

Geneviève Duong
Plusieurs spectacles et interventions au cours de la saison
Québec

Cette artiste fut ma révélation de la saison. Surprenante à plusieurs égards. Les thématiques complexes et difficiles à traduire en mouvements et en danse ne l’effraient pas. À chacune de ses interventions, elle a réussi à surprendre. À la fois dans la danse et dans la non danse, elle suscite la réflexion. Une artiste qui s’intéresse à la danse dans sa plus simple expression, celle du mouvement. Le corps est le véritable objet étudié. Le mouvement est décortiqué, travaillé, étudié. Un doux retour aux sources de la danse dans ce que cet art a de plus beau, de plus authentique. Pour vous donner une idée de son travail, consultez notre critique d’un de ses spectacles ici.

Blog Les Enfants du Paradis de Robert Boisclair

La danse dans la peau par Mathieu Dessureault

Danseuse professionnelle, Geneviève Duong effectue un baccalauréat en sciences historiques et études patrimoniales pour mieux positionner cette forme d’art dans la société.

Très riche, le milieu de la danse contemporaine à Québec compte parmi ses fiers représentants Geneviève Duong. Que ce soit comme chorégraphe ou comme interprète, elle a participé à la création de plusieurs œuvres. On l’a vue, entre autres, dans des spectacles présentés par La Rotonde et Code Universel. Elle a aussi participé à la cinquième mouture de la production Les chemins invisibles du Cirque du Soleil et, plus récemment, à une installation chorégraphique du Fils d’Adrien danse au pavillon Pierre-Lassonde.

Depuis l’automne dernier, elle est inscrite au baccalauréat en sciences historiques et études patrimoniales. Son but est d’acquérir des connaissances pour mieux faire rayonner son milieu de travail. «Il faut dire que la danse accuse un certain retard par rapport au patrimoine. J’aimerais faire des ponts entre ces deux univers et trouver des façons d’inciter les artistes et les artisans en danse à réfléchir au legs qu’ils veulent laisser aux prochaines générations», explique-t-elle.

Déjà, elle tisse des liens auxquels elle n’aurait pas pensé. «Un de mes premiers cours portait sur les hommes préhistoriques; cela m’a permis de mieux comprendre les mécanismes anatomiques du corps humain. C’est drôle à dire, mais il y a beaucoup de parallèles à faire entre ma pratique et les théories empruntées dans les différentes sciences historiques. J’espère m’outiller afin d’être en mesure de mieux positionner une vision de la danse dans la société.»
Née d’une mère québécoise et d’un père vietnamien, Geneviève Duong est tombée toute petite dans la marmite de la danse. Dès l’âge de trois ans, elle suivait des ateliers d’initiation à la danse. Adolescente, elle rêvait d’en vivre. Se fiant à la raison plutôt qu’à son cœur, elle s’est plutôt tournée vers des études en sciences infirmières à l’Université McGill. «Mon père, qui a immigré à l’époque des boat people, a toujours eu un regard pragmatique. Pour lui, une carrière artistique n’était pas une option pour apporter du pain et du beurre sur la table, ce qui explique mon parcours scientifique. À travers les études, toutefois, la danse a toujours fait partie de ma vie. En 2009, j’ai fait le choix de réorienter ma carrière et de me lancer tête première dans ce milieu», raconte-t-elle.

Depuis sa sortie de l’École de danse de Québec en 2012, Geneviève Duong n’a pas chômé. Elle a participé à des résidences de recherche et de création et a organisé des activités de médiation. En plus de sa pratique artistique, elle s’implique comme enseignante auprès de la relève. Que ce soit dans les écoles ou avec la troupe de danse Gestuel de l’Université Laval, elle accompagne les danseurs dans leur processus créatif. «Pour moi, la danse est avant tout un art de partage. L’enseignement fait donc partie de l’art chorégraphique. Il s’inscrit dans ma démarche artistique au même titre que mes chapeaux de chorégraphe et d’interprète, auxquels je peux maintenant ajouter celui de chercheuse en sciences historiques et patrimoniales.»
Penser que Geneviève Duong ralentit le rythme de la production parce qu’elle est aux études serait bien mal la connaître. Entre autres projets, elle prépare une installation performative avec l’artiste visuel André Dubois, à voir cet été à l’îlot des Palais. Il s’agit d’un projet mené en collaboration avec la Société du patrimoine urbain de Québec. Elle participe aussi à la création d’un spectacle multidisciplinaire de l’Orchestre symphonique de Gatineau pour souligner les 30 ans du décès de Félix Leclerc. Ce concert sera présenté en avril 2019.

Journal Le Fil

La femme-racine de Mélanie Rivet fait incursion dans la Petite-Nation

http://www.lapetitenation.com/Culture/2014-04-11/article-3687781/La-femme-racine-de-Melanie-Rivet-fait-incursion-dans-la-Petite-Nation/1

 

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La scène de l’Auberge Petite-Nation a accueilli le verbe de Mélanie Rivet, la danse de Geneviève Duong, et les photos de Sue Mills lors d’une soirée particulièrement évocatrice le 11 avril.

«C’est spécial, a souligné Mélanie Rivet, au début le récit avait plus de 3000 mots. J’en ai retranché pour arriver à un peu plus de 900. J’ai retranché énormément de mots pour laisser place aux images. Il y avait un espace libre et il y avait des choses pas dites, qui devaient être dites. Elle les a vécues et véhiculées à sa façon. J’ai vécu ça deux fois dans ce projet-là, avec Sue et avec Geneviève.»

La danseuse qui a complété sa formation à Québec a tout de suite eu envie de participer au projet après avoir vu l’annonce.

Pour sa part, Sue Mills a remplacé au pied levé pour la mise en image du livre Larmes: danser la femme-racine, paru aux Éditions Neige-Galerie. Elle a demandé à ne pas voir ce que l’autre artiste avait amorcé comme travail. Puis elle s’est lancée en laissant libre cours à sa propre résonnance au récit. «J’ai fait plusieurs séances pour compléter ma vision du texte, a expliqué Sue Mills, et quand Mélanie l’a vu, elle a dit: oui, c’est ça, c’est ça! »

En plus d’une participation en projection arrière durant que Mélanie déclamait et Geneviève dansait, une quinzaine de photos de Sue Mills sont exposées pour les prochains jours au P’tit café de l’auberge. Dans le livre, elles sont plus qu’une illustration du récit. «Ce n’est pas un livre illustré de façon traditionnelle, a insisté Valérie Mandia de la maison d’édition Neige-Galerie, sans les photos, il ne tient plus».

Ce n’est pas tant une illustration du texte par la danse et la photo qu’un dialogue entre des créatrices, a pour sa part fait remarquer Mélanie Rivet. «Grâce à ça, le livre reste vivant!»

Selon elle, il s’agit d’une œuvre féminine et non féministe. Celle-ci peut et devrait aussi interpeller d’une certaine façon les hommes.

Après la discussion avec le public, Claude Ricard et Sue Mills sont montés sur scène pour un peu de musique jazz.

Pour ceux qui auraient manqué ce rendez-vous, la femme-racine sera présentée à nouveau le 29 avril au Studio P à Québec.

Mélanie Rivet : Danse et photo au service de la poésie

http://www.lafabriqueculturelle.tv/capsules/1704/melanie-rivet-la-danse-et-la-photo-au-service-de-la-poesie

2 juin 2014 — Outaouais

Larmes, cycle d’une femme-racine, un livre qui conjugue deux formes d’art, soit la poésie et la photographie.

En collaboration avec la photographe Sue Mills, Mélanie Rivet aborde avec ce livre la fragilité et la force de la féminité à travers les cycles de la vie. En performance, la danseuse et chorégraphe Geneviève Duong accompagne les poèmes lus par son auteure.

http://www.aaao.ca/pci/fr/116178/116176/209903
Crédits

Réalisation, caméra et montage : Lévy L Marquis

Caméra : Alexis Zeville

Remerciements : Association des auteurs et des auteures de l’Outaouais

Crédits – Œuvres : Larmes, cycle d’une femme-racine, auteure Mélanie Rivet, photographe Sue Mills, éditions Neige galerie, 2013

Jusqu’au bout de la haine et en deçà

11 juin 2014 | Gabriel Marcoux-Chabot – Collaborateur à Québec

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Lectures, fragments de mise en scène, expérimentations scénographiques : les chantiers mis sur pied par tectonik_ explorent toute la gamme du work in progress et de l’inachèvement. S’ils permettent aux artistes de tester leur matériel et d’établir un premier contact avec le public, ces laboratoires offrent également aux spectateurs la chance unique d’assister à la création d’oeuvres scéniques originales.

Rarement décevante, souvent surprenante et toujours hautement stimulante, l’expérience des Chantiers vaut en elle-même le détour. Évidemment, il arrive que certaines productions se démarquent et, ce faisant, nous marquent à tel point qu’on reste avec le sentiment légèrement euphorisant d’avoir assisté à la naissance d’oeuvres considérables, dont on entendra parler encore longtemps.

Mes enfants n’ont pas peur du noir est de celles-là. Portée par l’énergie et le talent d’une formidable brochette de comédiens, ce premier texte de Jean-Denis Beaudoin explore jusque dans ses extrêmes limites la relation tordue de deux frères ennemis, hantés par la disparition de leur père et les curieuses « absences » du plus jeune. Tandis qu’ils s’entre-déchirent sous le regard à la fois cruel et compatissant de leur mère, la folie fait graduellement son nid, et la pièce entraîne le spectateur avec beaucoup de doigté dans une spirale de violence aux conséquences imprévisibles.

Si la fin, hésitante, peut encore être améliorée, la tension qui se met en place dans les deux premiers tiers du texte frôle la perfection, et l’on se réjouit de ce que Premier Acte ait d’ores et déjà choisi d’intégrer la pièce à sa programmation. À voir ou à revoir, du 18 novembre au 6 décembre 2014.

Dans un tout autre registre, Corps gravitaires offre au spectateur un avant-goût extrêmement rafraîchissant de ce que peut offrir la danse contemporaine lorsqu’on ose l’aborder sous un angle différent. D’abord immobiles dans le faisceau lumineux qui les éclaire, mais haletantes, cherchant leur air, trois danseuses s’animent peu à peu, enclenchant un cycle d’actions et de réactions que viendra bientôt moduler le son d’un violon. Étonnamment, le numéro ne laisse guère de place aux passions.

Dépourvue d’émotions et pourtant riche en résonances intimes, cette chorégraphie signée Geneviève Duong donne plutôt à voir le ballet des cellules et le mouvement de la vie elle-même. La proposition est originale, fascinante et brillamment interprétée. Elle est également trop brève. Mais s’il s’agissait de jeter avec cette prestation les bases d’un spectacle à venir, l’équipe relève avec brio ce pari : lorsqu’on applaudit, ce ne sont pas seulement les mains qui s’agitent, c’est le corps tout entier qui se met à vibrer.

Les atomes de la création

http://www.lafabriqueculturelle.tv/capsules/3182/les-atomes-de-la-creation

16 décembre 2014 — Capitale-Nationale

Avec Corps gravitaires, la chorégraphe et danseuse Geneviève Duong crée un univers où le corps n’a pour contrainte que les lois physiques et où les danseurs incarnent les atomes qui composent notre environnement.

Confrontée à des choix de création parfois difficiles, Geneviève a pu compter sur le soutien d’un mentor qui, en posant les bonnes questions et en provoquant la réflexion, a su l’aider à donner une nouvelle impulsion à son œuvre.

La Fabrique les avait rencontrés en juin dernier, lors de la présentation d’une version courte de Corps gravitaires. Une version longue sera présentée pour la première fois au public, vendredi le 19 décembre au Grand Studio de La Rotonde

http://www.genevieveduong.com/
Crédits

Réalisation : Marjorie Champagne

Caméra: Dominic Martel

Montage: Mario Picard

Coordination : Télé-Québec Capitale-Nationale: Marie-Claude Paradis; Pauline Bolduc

Crédits-Œuvres : Corps gravitaires, Geneviève Duong, chorégraphe; Geneviève Duong, Maryse Damecour et Odile-Amélie Peters, interprètes.

Loto-Québec & le festival Vue sur la Relève présentent Genevieve Duong

2 avril 2015 — Montréal

Corps Gravitaires est une création où cinq corps se meuvent, s’enchevêtrent et interagissent, comme des atomes, dans un environnement fragile et en constante évolution. À travers son œuvre, Geneviève Duong apporte une réflexion sur le besoin de complémentarité et d’équilibre de la matière.

Crédits

Chorégraphe: Geneviève Duong

Interprètes: Maryse Damecour, Geneviève Duong, Amélie Gagnon et Odile-Amélie Peters

Équipe Livetoune:

Réalisation et montage: Tiphaine Roustang

Producteur: Guillaume Lombart

Responsable de production: Pascale Préfontaine

Promotion: Laurine Cretenet

Merci à Loto-Québec

Vue sur la relève fête ses 20 ans

8 avril 2015 – Le Devoir

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Quand on aime on a toujours vingt ans, chantait Ferland. Et le festival Vue sur la relève, qui en est à sa 20e édition cette année, célèbre sans répit l’éternelle jeunesse.

Le festival réunit en effet des créateurs en début de carrière qui y présentent leur premier spectacle, à Montréal, jusqu’au 18 avril. Cette année, la programmation couvre les domaines de la musique, du théâtre, de la chanson, de la danse, du conte et des arts du cirque. Depuis 20 ans, Marie-André Thollon, directrice artistique et fondatrice, a vu y performer les Fred Pellerin et Yann Perreau, en passant par Moran, qui donnera d’ailleurs le spectacle d’ouverture cette année, avec une sélection de chansons de son prochain album.

Le comité de sélection a reçu cette année quelque 200 propositions du Québec et de la francophonie canadienne et internationale. 41 spectacles ont été sélectionnés pour le festival, qui sert également de vitrine pour l’industrie du spectacle.

Parmi les talents qu’elle qualifie de particulièrement prometteurs, Marie-André Thollon cite Clay and Friends et Sara Dufour, en chanson, Mathieu Bérubé ou Geneviève Duong en danse. Les artistes recrutés ne doivent pas avoir plus de 35 ans. Parmi les plus jeunes figurent Charles-David et Maude Lapierre — qui forment le duo musical Soul and Sister — âgés de 17 et 20 ans.

En principe, les spectacles présentés dans le cadre du festival doivent être suffisamment rodés pour partir en tournée. Certains spectacles, et c’est le cas de Soul and Sister, font cependant partie de la catégorie Belles envolées, qui regroupe des spectacles qui ne sont pas tout à fait prêts mais qui demeurent prometteurs.