La femme-racine de Mélanie Rivet fait incursion dans la Petite-Nation

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La scène de l’Auberge Petite-Nation a accueilli le verbe de Mélanie Rivet, la danse de Geneviève Duong, et les photos de Sue Mills lors d’une soirée particulièrement évocatrice le 11 avril.

«C’est spécial, a souligné Mélanie Rivet, au début le récit avait plus de 3000 mots. J’en ai retranché pour arriver à un peu plus de 900. J’ai retranché énormément de mots pour laisser place aux images. Il y avait un espace libre et il y avait des choses pas dites, qui devaient être dites. Elle les a vécues et véhiculées à sa façon. J’ai vécu ça deux fois dans ce projet-là, avec Sue et avec Geneviève.»

La danseuse qui a complété sa formation à Québec a tout de suite eu envie de participer au projet après avoir vu l’annonce.

Pour sa part, Sue Mills a remplacé au pied levé pour la mise en image du livre Larmes: danser la femme-racine, paru aux Éditions Neige-Galerie. Elle a demandé à ne pas voir ce que l’autre artiste avait amorcé comme travail. Puis elle s’est lancée en laissant libre cours à sa propre résonnance au récit. «J’ai fait plusieurs séances pour compléter ma vision du texte, a expliqué Sue Mills, et quand Mélanie l’a vu, elle a dit: oui, c’est ça, c’est ça! »

En plus d’une participation en projection arrière durant que Mélanie déclamait et Geneviève dansait, une quinzaine de photos de Sue Mills sont exposées pour les prochains jours au P’tit café de l’auberge. Dans le livre, elles sont plus qu’une illustration du récit. «Ce n’est pas un livre illustré de façon traditionnelle, a insisté Valérie Mandia de la maison d’édition Neige-Galerie, sans les photos, il ne tient plus».

Ce n’est pas tant une illustration du texte par la danse et la photo qu’un dialogue entre des créatrices, a pour sa part fait remarquer Mélanie Rivet. «Grâce à ça, le livre reste vivant!»

Selon elle, il s’agit d’une œuvre féminine et non féministe. Celle-ci peut et devrait aussi interpeller d’une certaine façon les hommes.

Après la discussion avec le public, Claude Ricard et Sue Mills sont montés sur scène pour un peu de musique jazz.

Pour ceux qui auraient manqué ce rendez-vous, la femme-racine sera présentée à nouveau le 29 avril au Studio P à Québec.